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Comment entretenir ses sièges autos

Les sièges de votre automobile sont exposés aux tâches, à la poussière, aux cendres de cigarettes, et autres brûlures qui les détériorent à coup sûr. L’armature peut également se « déglinguer » et le mécanisme de basculement se bloquer. Examinons tous ces malheurs pour savoir comment y remédier.

1. Prévenir les tâches…

Afin d’éviter que vos sièges de voiture ne s’abîment trop rapidement, vous pouvez les recouvrir d’une housse. A moins de désirer un produit chic et en général plus cher (de 100 à 300 euros) en centre-auto ou chez le concessionnaire, profitez des offres promotionnelles des grandes surfaces (de 20 à 50 euros). Lors de l’achat, assurez-vous de la compatibilité de ces housses avec vos sièges, en particulier si ceux-ci sont équipés d’airbags latéraux. Les housses ne doivent en aucun cas gêner le déploiement des sacs de protection. Une solution, se faire offrir, dans le cadre de la négociation commerciale avec le vendeur, des jeux de housses « accessoires constructeur ».

L’avantage des housses de sièges en cas de taches est que vous n’avez qu’à les mettre directement dans la machine à laver. Pour mémoire, des housses de sellier, réalisées sur mesure (parfois avec les textiles d’origine du constructeur) peuvent coûter entre 180 et 250 € TTC.

2. …ou traiter celles-ci

Nettoyer

Si vous connaissez la nature de la tache, il sera facile de la vaincre à l’aide du détachant approprié. Les gammes K2R et autres, disponibles en rayon « ménager », fonctionnent correctement sur des taches fraîches (moins bien sur des salissures anciennes). Procédez par tamponnage en versant le produit sur le chiffon, cela vous évitera d’étaler la tache. Avant d’essayer un nettoyant quelconque, faites un petit test sur une partie non visible pour détecter (à temps) un produit non compatible (auréole, attaque de la mousse ou du tissu ou décoloration).

Raviver les tissus

La crasse déposée peu à peu par les vêtements mouillés, les chaussures des enfants etc., finit par ternir le tissu des sièges. Pour lui redonner un coup de jeune vous pouvez les shampouiner. Mais pour un résultat optimal, mieux vaut se servir d’un aspirateur à injection-extraction (en location dans les pressings, teintureries…), dont le principe consiste à envoyer un mélange nettoyant type eau+shampooing avant d’aspirer celui-ci. Profitez-en pour passer un coup sur les moquettes. Ce genre de « nettoyage de printemps » est à effectuer de préférence par beau temps afin de favoriser les quelques heures de séchage nécessaires.

Déployer les grands moyens

Les systèmes d’injecteur/extracteur, disponibles à la location, permettent un nettoyage en profondeur des tissus de sièges. Un procédé à utiliser de préférence l’été, car cela permet de faire sécher plus vite les sièges. Vous pouvez profiter de l’occasion pour passer l’appareil sur les moquettes et autres tapis à votre domicile.

3. Rénover des sièges en cuir

Le cuir nécessite un entretien régulier. Des produits adaptés comme l’huile de pied de bœuf lui permettent de garder sa texture et sa souplesse. Il existe aussi des nettoyants spéciaux qui permettent d’ôter la saleté et de nourrir le cuir. En ce qui concerne les taches, des nettoyants spécifiques en viennent à bout facilement. Pour les petits accidents quotidiens, de l’eau savonneuse et une éponge suffisent à la réparation. Attention ! s’il s’agit de gras, toujours l’absorber avec de la Terre de Sommière avant d’entreprendre un nettoyage liquide.

Les parties les plus exposées aux frottements (assises côté portières) doivent faire l’objet de traitements réguliers. Idem pour les cabriolets, le cuir est extrêmement sensible aux rayonnements solaires qui ont tendance à le dessécher.

Sachez également que rien n’est perdu et qu’un cuir un peu sec (mais non encore craquelé) peut « revenir » après une ou deux applications de crème à base d’huile de pied de bœuf. Un petit truc : après avoir passé le baume, laisser le cuir s’en imprégner. Enlever l’excès quelques minutes après avec un chiffon doux non pelucheux. L’aspect final n’en sera que meilleur.

4. Soigner coutures et housses

Recoudre soi-même

Les coutures sont habituellement très solides et bien réalisées. Elles lâchent très rarement. Si cela vous arrive, il n’y a qu’une solution pour stopper le mal. Faire un point à l’aide d’une aiguille courbe assez grosse et du fil de lin. Ensuite, il suffit de recoudre. Déposez la coiffe (housse) et retournez-la. Vous pouvez ainsi effectuer une couture impeccable, dans le pli, et qui ne se verra pas du tout. Attention, c’est du tissu épais et parfois doublé d’une fine couche de mousse. Le tout replié nécessite une machine à coudre puissante de professionnel ou un dé à coudre.

Et les trous de cigarette ?

Mal irréparable : la brûlure de cigarette. Le fumeur qui fait tomber sa cigarette dans l’habitacle ne peut que regretter son geste malheureux. Car il n’y a rien d’autre à faire que changer la coiffe d’assise. Vous pouvez en commander une neuve chez le constructeur en passant par le magasin des pièces détachées (allez-y avec la voiture car la carte grise ne suffit pas) ou en faire refaire une « au modèle » par un sellier (voir pages jaunes de l’annuaire). Cette dernière solution est souvent la moins onéreuse. Comptez de 50 à 100 € selon le type de tissu. Le prix peut varier.

5. Régler des problèmes mécaniques

Les fixations

Un siège qui branle car dévissé sur sa glissière est dangereux. Les filetages s’arrachent. Il est difficile ensuite de placer une rondelle au cœur du rail de réglage pour rattraper le jeu. Aujourd’hui, pratiquement tous les sièges sont fixés avec des boulons à tête torx qui nécessitent des outils appropriés. Normalement vous avez accès aux vis de devant en reculant le siège à fond et aux arrières en l’avançant ou en le basculant. Mais cela peut nécessiter un outil muni d’un cardan. Un filet ou un trou taraudé se réparent avec une filière ou un taraud de la dimension adéquate (souvent du 7 x 100).

Dossier cassé

Déposez le fauteuil et démontez les housses et les mousses pour atteindre l’armature. Si c’est un renfort plat qui a cédé, vous pouvez le ressouder avec un poste à l’arc classique. Pour un tube ou une jonction entre un tube et un renfort, il vaut mieux confier l’affaire à un soudeur qui possède soit un chalumeau oxyacétylénique soit un poste semi-automatique. Dans tous les cas, n’essayez même pas une colle et évitez la brasure et la soudo-brasure. Cela ne tiendrait pas. En dernier recours, procurez-vous un siège à la casse (de 50 à 500 €, à négocier bien sûr). Une carcasse neuve est hors de prix !

Mécanisme de basculement hors d’état de marche

Le mécanisme de basculement qui se coince ou refuse de se fermer est un ennui courant mais souvent facile à régler. La plupart du temps, il suffit d’enlever le bout de moquette ou le jouet d’enfant qui coince le trou, ou qui empêche l’accrochage du pêne. Il faut parfois détordre le crochet avec une pince étau ou deux marteaux (un qui tape et l’autre qui fait enclume) ou encore replacer une tringle dans ses gonds. Toutes ces opérations, pour être menées à bien, nécessitent une dépose du fauteuil afin d’être à l’aise pour en examiner la partie inférieure. Profitez-en pour graisser les glissières.

Siège électrique en panne

Le siège à réglages électriques devient un boulet pour peu qu’une seule connexion déclare forfait. C’est souvent le bouton de commande qui lâche. Ne bricolez pas, vous risqueriez de mettre le feu. Remplacez l’interrupteur défaillant. S’il s’agit d’une panne du moteur électrique, cherchez-en un à la casse. A moins que vous ne deviez remplacer tout le fauteuil (surtout si les paliers en plastique de qualité médiocre ont cédé). Méfiez-vous. Attention, les moteurs et leurs mécanismes d’avance et de recul sont malheureusement rarement vendus au détail.

Source : http://www.caradisiac.com